Quelques années plus tard, je renouvelle l’expérience lors d’un camp d’adolescents
«Le vélo, le kayak, la randonnée et l’escalade étaient notre quotidien. En rentrant à la maison, j’étais enthousiaste à l’idée de m’inscrire dans un club de vélo. Par malchance, ou par chance, le responsable du club m’a refusé la licence sans aucun prétexte. Alors, je m’inscris dans un club d’escalade et deux ans après, j’arrive en finale aux championnats de France jeunes. Ce fut une expérience riche en émotions, car c’était mon premier voyage où le temps ne comptait pas. On rigolait, on se couchait tard, on mangeait mal. Et surtout nous étions libres. Il est possible que ce voyage ait influencé ma personnalité. Aujourd’hui, mon activité principale est l’escalade sportive avec une préférence pour le bloc. L’escalade m’apporte la confiance, l’assurance de sentir mes bras et mes jambes, la simplicité d’être dehors. L’escalade répond à mon besoin d’engagement. L’escalade donne un sens à ma vie. L’escalade me permet de me réaliser en tant qu’individu, d’accéder à un certain niveau social, de rencontrer les meilleurs grimpeurs, de pouvoir créer des événements pour personnes à mobilité réduite, grâce aux associations Handi-grimpe et Évolution Tour.»
Ma devise est précisément de ne pas en avoir
«Rien n’est difficile. Tout est une question d’acceptation et de perception. Le handicap est le plus beau cadeau que la nature a fait pour moi. M’affranchir de mes défaites est le meilleur moyen pour me révéler. Je n’oublie pas que je suis seulement un grain de sable dans l’univers. Mon objectif est de transmettre mon témoignage dans une seule direction, mais vers les quatre coins du globe, car je pense que je peux mettre ma petite pierre à l’édifice. Mon témoignage se résume ainsi : engagement, honnêteté, respect des valeurs sportives. Un de mes rêves est de progresser en photographie et de pouvoir capturer l’invisible.»
Mes rencontres
«Grâce à mes événements Handi-grimpe, j’ai rencontré des artistes du cinéma, de la chanson, ou de la mode. Un jour, lorsque je participais à un court-métrage, un musicien m’a demandé de participer à la bande-son. Au final, après un mois de travail, il m’a poussé sur une scène de concert et j’ai réalisé mon premier slam. Depuis, dès que l’occasion se présente, je monte sur scène pour slamer et jongler avec du feu.»