François Damilano

Francois Damilano profile - photo © Bertrand Delapierre
Francois Damilano profile - photo © Bertrand Delapierre

France

FRA
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Photo portrait: 
Francois Damilano - photo © Bertrand Delapierre
Date de naissance: 
30 décembre 1959
Lieu de résidence: 
Chamonix (France)
Formation: 
Diplôme d’état en éducation spécialisée, guide de haute montagne
Statut actuel: 
Guide de haute montagne, écrivain, cinéaste
Date d'entrée dans le Team Petzl: 
1985

Une exigence et une ambition : construire à long terme
«J’ai eu la chance de vivre l’âge d’or de la cascade de glace et de continuer d’aimer grimper au fin fond d’une vallée en plein hiver. L’univers de la cascade de glace a marqué d’un sceau indélébile ma vie d’alpiniste. Au tournant des années quatre-vingt, j’y ai trouvé une synthèse entre l’escalade sportive d’une part et l’alpinisme d’autre part, deux pratiques qui tendaient alors à se différencier en des mondes séparés. En cascade, je retrouvais la gestuelle et le plaisir du grimpeur de falaise allié à la maîtrise du terrain aléatoire chère à l’alpiniste. En cascade, j’ai aussi scellé mes grandes amitiés de cordée… L’image m’a fortement influencé et j’aime essayer de ramener l’esthétique d’une montagne qui m’a frappé, ou la fuite d’une ligne qui m’a impressionné. C’est alors d’autres histoires de compagnonnage. Celles avec les photographes et cinéastes. Leurs exigences m’ont entraîné à rechercher la lumière, sélectionner la matière, dépasser l’impatience de grimper. Une manière de ne pas s’enfermer dans la surenchère de la performance. Dans la photo ou le film, il s’agit du choix d’un cadre pour susciter l’émotion, d’un angle pour raconter une histoire, pour montrer au plus grand nombre, ou simplement pour garder en mémoire quelques moments de nos vies de grimpeur. Enfin, plus tard, maintenant, oser faire mon cinéma en passant derrière la caméra et témoigner différemment. Assumer mon regard, affiner le discours, s’employer à faire parler l’autre en alliant l’expérience de l’altitude avec ma passion de l’image. Plus que des histoires de grimpe, j’aime les histoires de grimpeurs.»

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Voir plus loin...
«Je grimpe finalement depuis un bon moment maintenant… et, comme pour une ascension, mon parcours est marqué de quelques passages clés. Ressortent ainsi des émotions de découverte, des satisfactions de performance, des complicités d’amitiés, des larmes de drames et des renouveaux de motivation. Les années forcent à assumer un virage : celui de la perte de l’insouciance. C’est peut-être pour cela que je m’efforce aujourd’hui de ne pas m’enfermer dans ma propre caricature. Certes, la pratique de la cascade de glace est « la grande affaire » de ma vie d’alpiniste, mais elle m’a permis d’aller voir ailleurs, de regarder différemment et d’apprendre d’autres métiers que le mien!

Sans être écrivain ni cinéaste… j’ai finalement passé beaucoup de temps à faire des livres et des films. Aujourd’hui, concentrer ma pratique de guide sur l’accompagnement, en très haute altitude, me force à explorer d’autres réflexions et à prendre un nécessaire recul sur la pratique sportive, sur ma pratique sportive. Aujourd’hui, animer une maison d’édition (JMéditions), c’est utiliser ma plume pour faire éclore les projets d’écriture des autres. La complicité éditeur auteur est aussi une affaire de cordée. Aujourd’hui, changer ponctuellement d’outil en troquant le piolet pour la caméra, c’est sortir de la position du grimpeur « qui se met en scène » pour faire parler l’autre et susciter le témoignage. Chercher l’angle d’un reportage, c’est aiguiser l’analyse critique et ne pas se faire endormir par les usages. Aujourd’hui, je continue de vivre mes rêves d’adolescence nourris des récits de Rebuffat, Terray ou Desmaison. Leurs livres et leurs films m’ont poussé à quitter ma plaine natale. J’ai toujours été sensible à ceux qui trouvent la capacité de jongler entre la passion (de grimpeur), le métier (de guide) et le goût de transmission.»

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Francois Damilano - photo Bertrand Delapierre
 
 
 
 
Francois Damilano - photo Bertrand Delapierre

Mike Horn

Mike Horn profile - photo © collection M.Horn
Mike Horn profile - photo © Ousland Borge

Afrique du Sud

ZAF
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Photo portrait: 
Mike Horn - photo © coll. Mike Horn
Date de naissance: 
16 juillet 1966
Lieu de résidence: 
Suisse
Formation: 
Diplôme en science des sports et des mouvements humains, Université de Stellenbosch (Afrique du Sud)
Statut actuel: 
Aventurier
Date d'entrée dans le Team Petzl: 
1998

Ma devise principale : "Nous pouvons réaliser nos rêves"
«J’ai réalisé des exploits assez exceptionnels en matière d’endurance, de détermination et de courage qui ont repoussé en tout cas mes limites et peut-être même celles de l’être humain et de ses rêves. Mon expérience des océans, des rivières et des montagnes, des marais, de la toundra, de la glace, des jungles, des déserts, est inclassable. Mais les activités aquatiques sont mes préférées. Ces dix dernières années, j’ai passé beaucoup de temps dans la jungle équatoriale en Amazonie et dans la région arctique. Là-bas, je ne fais plus qu’un avec la nature et ses éléments, car c’est le seul moyen de survivre. Il faut respecter la nature, ses habitants et apprendre d’eux. Mes plus grandes leçons de vie me viennent des Indiens d’Amazonie et du peuple Inuit qui vit dans l’Arctique. J’ai beaucoup de respect pour les explorateurs d’avant comme Admundsen et Jacques-Yves Cousteau. Dans mon métier, au départ celui des aventures en solitaire, ce qui compte le plus, c’est la détermination ainsi qu’une force et une capacité mentale très fortes. Je trouve mon énergie tout d’abord en Dieu puis en ma famille, mon équipe rapprochée et mon cercle d’amis.»

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Aujourd’hui : transmettre
«Je souhaite transmettre un maximum d’énergie à la génération des plus jeunes en les emmenant en expédition avec moi, pour leur donner l’opportunité d’explorer. Je souhaite partager avec eux mes expériences et leur montrer qu’on peut apprendre par le biais de l’exploration et grâce à cet apprentissage, prendre des mesures pour préserver les ressources naturelles de notre planète.
 
C’est le but du programme jeunes explorateurs YEP Pangaea. Ces jeunes sont de futurs adultes. Ce programme deviendra peut-être demain un projet environnemental important. J’ai une telle connaissance de la nature que j’ai peur pour le futur. Il va y avoir de plus en plus de choses à sauvegarder sur la planète, par exemple la vie.»
 
 
«Ce que je ferai plus tard ? Je ne sais pas, demain est un nouveau jour. Je vis au jour le jour. Chaque seconde et chaque minute comptent. Je suis content de ce que je fais, je ne veux rien changer. Mais il me faudrait des journées de 36 heures.»
 
 
«En conclusion, il vaut mieux essayer et échouer que de ne pas réussir à essayer. L’impossible existe jusqu’à ce que nous trouvions une façon de le rendre possible.»
 
 

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Pangaea Expedition project introduction :

 
 
Pangaea Expedition in Himalaya :