PLAN DE SECOURS EN MONTAGNE HAUTES ALPES

Bonjour, Depuis l’arrêté préfectoral du 15 Octobre 2012 définissant le plan de secours en montagne dans les Hautes Alpes, nous sommes aujourd’hui, encore plus qu’avant, dans une logique de rapprochement et de complémentarité entre unités de secours en montagne. Le PGHM et la CRS dans les Hautes Alpes assurent la permanence Secours en Montagne et interviennent en primo intention sur tous les secteurs de haute montagne et de moyenne montagne en particulier lorsqu’ils sont inaccessibles aux moyens terrestres. Le GMSP du SDIS 05 intervient quant à lui en renfort sur ces secteurs à la demande des unités. Dans les cas d’accessibilité, les moyens du SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours) dont le GMSP interviennent dans la logique de juste suffisance. Tout engagement fait l’objet d’une conférence préalable. Par ailleurs, la victime étant au centre des préoccupations ainsi que le coût généré par l’opération de secours, l’engagement de l’équipe intervenante est désormais décidée au CODIS en fonction de l’analyse de facteurs aggravants : gravité des atteintes et degré d’urgence, complexité du terrain et accessibilité, météo, rapidité et disponibilité qui peut amener à modifier les règles exposées ci-avant. Il est important de noter que l’hélicoptère (à Briançon, soit de l’autre coté des Écrins par rapport au Dévoluy) peut être bloqué au sol pour raison astro météo (mauvais temps, nuit… etc). Dans ce cas et dans l’intérêt de la victime, c’est l’équipe la plus rapide à se rendre sur les lieux de l’intervention qui sera engagée en 1ère intention (renforcée par d’autres unités ayant un délai plus long). C’est le cas la nuit pour le secteur du Dévoluy où s’est déroulé l’exercice. Assez récemment, une intervention semblable a associé les 3 unités quasiment au même endroit avec au final le sauvetage de la victime. Ces semaines dernières, une intervention conjointe PGHM/GMSP a été conduite dans le massif voisin des écrins dans des conditions météo extrêmement défavorables. En ce qui concerne l’idée de manœuvre retenue pour l’exercice, la technique employée est conditionnée par le traumatisme de la victime, la configuration de la zone d’intervention et des conditions météo (en cours et attendues). Quand les conditions mentionnées ci avant ne permettent pas une évacuation de nuit ou que cette évacuation présente un risque d’aggravation de l’état de la victime, les secouristes peuvent décider de réaliser «un point chaud» pour passer la nuit et réaliser l’évacuation le lendemain (encore une fois, uniquement si les conditions météorologiques du lendemain permettent la récupération en hélicoptère). Là encore, le GMSP a réalisé ce type d’intervention il y a trois ans dans le même secteur pour récupérer deux randonneurs tombés la nuit dans un ravin très escarpé... Dans les Hautes Alpes, c’est la complémentarité qui l’emporte dans le respect des spécificités de chacun et dans l’intérêt premier des personnes secourues… un exemple à suivre semble-t-il... Toujours à l’écoute des critiques quand elles sont constructives. Cordialement, SDIS 05

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